James Irwin – Shabbytown

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Shabbytown est un album à propos de la fin d’un Montréal particulier. Les chansons évoquent et habitent deux quartiers changeants/en voie de disparition – Griffintown et le Mile End – ainsi que la fin de la jeunesse de quelques personnes qui y vivaient. James Irwin a toujours dérivé entre les mondes du folk et du arty rock. À l’aise tout en étant mal à l’aise dans les deux et pas complètement intégré dans l’un ou dans l’autre, il est un outsider naturel. Shabbytown, comme son album précédent, Unreal, accueille la tension. Pour l’auditeur, le chemin à travers l’album est déroutant. Méditons-nous au clair de lune? Essayons-nous de faire la fête sans y parvenir? Sommes-nous énervés? La musique change de forme. C’est inquiétant. Les paroles sont le cœur constant. Elles vous guident à travers les changements de style. Shabbytown est peut-être plus intense que Unreal, mais l’humeur de ces chansons, une sorte de mélancolie mystifiée, est tout à fait la même que celle de toutes les autres chansons de James Irwin. Alors que les chansons pop flottent sur des aventures musicales, les ballades tiennent le ciel nocturne calme.

À propos de l’artiste: James Irwin “est un créateur de chansons folk étranges et de pop prismatiques et expérimentaux” (Sean Michaels, Globe and Mail). Il a joué un rôle dans la musique de Montréal pendant dix ans avant de déménager à Toronto en 2016. Il a chanté ses chansons en solo et avec des dizaines de collaborateurs en Europe, aux États-Unis et à travers le Canada. Shabbytown est son troisième album.